2017 : La réunification de la famille radicale


La réunification de la famille radicale a été plusieurs fois évoquée au cours des années passées par les dirigeants successifs des deux formations. En 2007, Jean-Michel Baylet et Jean-Louis Borloo, alors présidents du PRG et du PR, envisagent de réunir les Radicaux et de créer une « grande force centrale ». Ce projet n’aboutira pas et les deux partis conserveront leurs alliés et leurs accords électoraux traditionnels.

II faudra attendre 2017 et la fin du bipartisme pour parvenir à la réunification des radicaux.

En septembre 2017, le PRG et le Parti radical, organisent ensemble des Journées d’été à Montpellier afin de débattre de leurs convergences programmatiques. C’est le premier rendez-vous commun. Il s’agit d’un évènement majeur pour les deux familles politiques qui ouvre de nouvelles perspectives de développement et d’action dans un paysage politique en pleine mutation. La réunification semble désormais possible, les deux partis s’accordant sur un socle commun pour bâtir un nouveau parti de centre républicain, laïc, progressiste, solidaire et pro-européen.

Le Parti Radical de gauche et le Parti radical se rassemblent le 9 décembre à Paris lors d’un congrès historique. Sylvia Pinel et Laurent Hénart, présidents du PRG et du PR deviennent, pour une période transitoire d’environ deux ans, les co-présidents du nouveau parti qui s’appelle désormais Mouvement Radical/Social-Libéral.

Les radicaux réunifiés s’installent Place de Valois à Paris, siège d’origine du Parti républicain radical et radical-socialiste créé en 1901.

La réunification de la famille radicale se fonde sur un socle commun de principes et de valeurs, dans la perspective de répondre aux mutations de la société, en proposant aux Français un projet fondé sur l’acquisition et la défense de libertés nouvelles : la liberté d’entreprendre, la liberté d’esprit (d’apprendre, créer et s’exprimer), les libertés locales (en veillant notamment à l’autonomie fiscale des collectivités), les libertés européennes. Mais aussi sur la défense des droits nouveaux : droit de mourir dans la dignité, accès à la PMA, droits des femmes.

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