De Gaulle au pouvoir, les Radicaux dans l’opposition


Après l’échec du Front républicain qui, victorieux aux élections, se brisa, malgré les efforts de Mendès-France, sur la guerre d’Algérie, la voie était ouverte au Général De Gaulle. Son arrivée au pouvoir rejeta les radicaux, après quelques mois d’hésitation, dans une opposition de principe à un régime de caractère autocratique, contre lequel Gaston Monnerville dressa, en 1962, au congrès de Vichy, à propos du référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, un réquisitoire d’une éloquence passionnée et d’une argumentation étayée. Contre ce régime qu’il condamnait, le Parti Radical mena le combat avec toutes ses forces. Il soutint la candidature de Gaston Deferre à la présidence de la République en 1965 et après le retrait du leader socialiste, celle de François Mitterrand. Membre à part entière de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste, aux côtés de la SFIO et de la Convention des Institutions Républicaines de François Mitterrand, il profita en 1967 du courant qui portait le pays vers la gauche, mais il subit durement le contrecoup des événements de 1968.

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