Déclin et résurrection du radicalisme après la Seconde Guerre Mondiale


L’immédiate après-guerre fut une période difficile pour le parti radical. Il supportait presque à lui tout seul – la droite était, en apparence du moins, absente de la carte polémique – le discrédit qui pesait alors sur la IIIème République. On oubliait qu’il avait donné, comme tous les partis, de nombreux résistants à la patrie et même quelquefois des héros comme Jean Moulin. Pour beaucoup de Français, il incarnait un passé que l’on voulait oublier.

Patiemment, quelques hommes, groupés autour d’Edouard Herriot, d’Edouard Daladier, d’Henri Quieille, luttèrent contre le « tripartisme », ce système qui instituait autour du Général de Gaulle, puis sans lui et bientôt contre lui, le partage du pouvoir et de l’État entre les trois partis qui dominaient alors la scène politique : le MRP, la SFIO et le Parti Communiste. En 1947, les radicaux reprennent audience et influence : Herriot est élu président de l’Assemblée Nationale, et Gaston Monnerville président du Conseil de la République. La rupture du tripartisme qui rejette les communistes dans l’opposition et la constitution autour du Général de Gaulle d’un Rassemblement qui déclare la guerre au pouvoir en place, les rendent de nouveau indispensables à la constitution d’une majorité. Ils retrouvent, avec André Marie, Henri Queuille, René Mayer, Edgar Faure, le chemin de la présidence du Conseil.

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