Les années 2000 : Un renouveau du Radicalisme


Le Premier Décembre 2001, lors d’une convention nationale, le Parti Radical de Gauche décide de se lancer dans la course de l’élection présidentielle de 2002 en présentant la candidature de Christiane Taubira, députée de Guyane. Elle recueillera 2,32 % des suffrages exprimés. La gauche est éliminée du second tour de l’élection présidentielle, Jacques Chirac s’installe à l’Elysée pour un mandat de cinq ans. Lors des élections législatives de juin, la gauche est défaite. Le PRG compte neuf députés au lieu de 12.

Le Parti Radical de Gauche réuni à Toulouse en congrès les 4, 5 et 6 Octobre 2002 réaffirme son autonomie tout en considérant que dans le contexte politique du moment il doit jouer sereinement un rôle moteur d’initiative pour le rassemblement de la gauche.

Lors des élections régionales de 2004, les Radicaux de Gauche enregistrent une progression du nombre de leurs conseillers régionaux mais une stabilisation du nombre de leurs conseillers généraux. Lors des élections européennes de juin 2004, le Parti Radical de Gauche présente trois listes. Les têtes de listes seront Jo Le Guen pour la circonscription Ouest, Christiane Taubira pour l’Île-de-France et Julien Duquenne pour le Nord-Ouest.

Les 11 et 12 Décembre 2004, lors du Congrès de Lyon, les Radicaux de Gauche reconduisent à la présidence du Parti Jean-Michel Baylet. Ce dernier a alors un double objectif : réorganiser le parti et démontrer l’actualité des valeurs et des propositions des Radicaux de Gauche. Le congrès approuvera également le principe d’une candidature radicale de gauche au premier tour de l’élection présidentielle de 2007.

Mais deux ans plus tard, les 20 et 21 octobre 2006, lors d’un congrès extraordinaire le Parti Radical de Gauche décide de soutenir le candidat du Parti Socialiste dès le premier tour de l’élection présidentielle (qui sera Ségolène Royal) en échange d’un accord législatif et programmatique. Christiane Taubira, députée de Guyane, qui souhaitait défendre les couleurs du radicalisme de gauche lors de l’élection présidentielle de 2007 n’obtient pas le soutien du PRG.

Menant une opposition résolue mais constructive pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007 – 2012), le PRG approuve la réforme constitutionnelle de 2008, qui donne des pouvoirs étendus au Parlement. Ayant défendu, dès 2005, l’idée de primaires ouvertes à gauche, le PRG y participe en 2011, à travers la candidature de Jean-Michel Baylet. Soutien de François Hollande pendant la campagne de l’élection présidentielle de 2012, les Radicaux de Gauche prennent intègrent la majorité présidentielle avec François Hollande lors de la nomination du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le PRG est représenté par trois ministres :

Christine Taubira, Ministre de la Justice

Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme

Anne-Marie Escoffier, Ministre déléguée chargée de la Décentralisation

Lors du remaniement du 31 mars 2014, le PRG est représenté dans le gouvernement de Manuel Valls par une ministre et deux secrétaires d’Etat :

Sylvia Pinel, Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité

Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie

Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports

Lors du Remaniement du 11 février 2016, Sylvia Pinel choisit de quitter le gouvernement pour se consacrer à son mandat de 1ère Vice-présidente de la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées et Présidente par intérim du Parti Radical de Gauche. Jean-Michel Baylet est nommé ministre de l’aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités Territoriales, Annick Girardin devient ministre de la Fonction publique et Thierry Braillard conserve le Secrétariat d’Etat aux Sports.

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